Maine et Loire

Châteauneuf sur Sarthe. Un collectif contre la fusion

14 septembre 2018 à 16h41 Par Coralie Juret
Le conseil municipal de Châteauneuf sur Sarthe a fait le vœu de fusionner avec Les Hauts d'Anjou l'an prochain
Crédit photo : CJ

Tandis que le maire Marc-Antoine Driancourt travaille à une fusion à marche forcée avec les Hauts d'Anjou, l'opposition s'organise pour réclamer la consultation des habitants de Châteauneuf.

Une fusion pour Châteauneuf sur Sarthe et les Hauts d'Anjou. C'est le voeu du maire Marc-Antoine Driancourt et de son équipe,  voté à 17 voix pour et 6 contre mercredi 5 septembre en conseil extraordinaire. Un "projet de territoire" pour "redonner de l'attractivité" à la ville explique l'édile élu en février dernier, qui s'estime en accord avec son programme.

C'est un projet de fusion "à marche forcée" avant 2020 car il ne peut avoir lieu dans l'année précédant les élections municipales, il doit donc être bouclé d'ici la fin de l'année. Des rencontres entre les différents services des deux communes sont déjà prévues, un numéro spécial du magazine communal sur la fusion avec les Hauts d'Anjou sera distribué en octobre et les habitants seront conviés à une réunion d'information précise Marc-Antoine Driancourt.

Les oppositions crient à la trahison

C'était sans compter sur les représentants des autres listes candidates aux municipales anticipées, pourtant d'avis contraires sur le sujet. Giovanni Petit et Jeanine Sureau s'unissent pour demander avec des habitants, une consultation au sujet du projet de fusion.

"Nos voix ne s'additionnent pas" commence par rappeler Giovanni Petit de Chateau9@actions, plutôt "favorable à un rapprochement mais pas à la méthode", alors que le mariage est prévu pour janvier 2019. Jeanine Sureau de la liste Un nouvel élan pour Châteauneuf sur Sarthe, reste elle totalement opposée et dénonce une "démarche anti-démocratique", "pendant sept mois le sujet n'a jamais été évoqué" assure-t-elle, en écho à son collègue. "Les gens vont nous en vouloir, on va passer à côté de plein de choses" abonde Giovanni Petit, qui craint une "perte d'identité" pour la commune.

Le collectif qui compte une trentaine de signataires, a ouvert une page Facebook et prépare une pétition papier. Le préfet a aussi été alerté par courrier.